samedi 5 février 2011
Dans plusieurs numéros de Revel Dialogue il a été question du stop, toujours sous le même angle, celui du stoppeur.
J’emmène souvent des stoppeurs occasionnels et me sens donc autorisé à exprimer l’avis d’un stoppé, en oubliant le regard porté par certains stoppeurs sur les conducteurs qui ne s’arrêtent pas.
Passons sur le bilan carbone du stoppeur et du stoppé : quelle différence d’émission de CO2 entre la voiture d’une personne seule et d’un piéton seul et celle de la personne emmenant le piéton ? Je sais, je suis de mauvaise foi mais faut-il vraiment sortir cet argument écologique pour faire passer (pour faire oublier ?) les deux derniers points ?
Pour ce que je peux en savoir, le covoiturage classique peut se voir sous deux aspects :
Deux ou plusieurs conducteurs prennent leur voiture en alternance et la question d’argent ne se pose pas
C’est toujours le même qui conduit et le(s) covoituré(s) participe(nt) aux frais.
Il est clair que de ne pas participer aux frais est plus souple.
Si dans mes impôts je déclare les trajets professionnels, ceux-ci comptent pour 51 centimes par km pour un modèle 5CV. Il y a 5km entre la place de Revel et celle de Domène, ce qui nous fait 2,55€. A partager en deux ( ?), ce qui fait 1,27€. Les associations pratiquent souvent un tarif de 0,30€ par km, ce qui fait 0,75€ par personne. A 2 trajets par jour et en comptant 200 jours par an (ce qui ne fait que 40 semaines de travail) on arrive à 300€ et le regard change complètement.
Promis, juré, si je vois notre stoppeur assidu sur la place, je saurai me montrer bon prince et l’emmener s’il tient entre le pouce et l’index, de manière bien visible, une pièce de 50cts. Il aura amélioré son bilan carbone et moi mon bilan financier. Je peux même lui faire une autre proposition : je l’emmène gratuitement s’il me déclare sur l’honneur qu’il versera 300€ (je transigerai même à 200€) à une association humanitaire ou caritative de son choix.